Pour un aperçu de cet ouvrage – extrait sonore (54 sec.).
Génération Y – Qui sont-ils, comment les aborder ?
(Les Éditions Logiques, 3ième édition, 2005, 2008, 2009)
Ils sont indépendants d’esprit, balaient l’ancien et disent merde à leurs parents et, par la même occasion, à leurs futurs employeurs. Ça devait arriver. On les croit éteints, puérils et individualistes. Jeunes adultes incultes et sans repères ? Pas si simple ! Des jeunes ouverts d’esprit et bien informés, condamnés à vivre dans l’ombre de leurs parents glorieux. Et voilà que ceux qu’on continue de traiter de « génération Yo », de « génération full cool », de « génération absente » usent de politesse et d’autodérision pour sortir les griffes. Les vingt ans se réveillent. Bien décidés à huer leur père, leur mère, à défaut de ne jamais avoir voulu les déboulonner.
Aujourd’hui, on est à même de coller une étiquette à la génération Y il est, pour le parent, l’employeur, voire la société, difficile de lui dire non. Plus détestable encore que la génération précédente. Déjà vole en éclats l’idée que le jeune adulte contestataire obtienne une forte acceptation de ses demandes, de ses exigences. C’est le contraire qui se profile, la société des baby-boomers campe sur ses positions et hausse le ton.
On ne saurait ici résumer cette traversée du jeune adulte marqué à la fois par les apparences, les nombreuses escapades et autres exagérations de ses pairs. Au bout de l’aventure, il y a notre ère de la « surabondance » et le jeune adulte, un peu dépassé, s’abandonne aux plaisirs et s’évade dans le monde des idées. S’il veut éviter le délire, la pensée a certes son utilité, puis qu’elle contribue à transcender le matériel et sert ainsi la cause de l’innovation intellectuelle. Reste que, là encore, le jeune adulte peut revêtir successivement les deux costumes rêver d’une société qui conjuguerait avoir et être et composer à la manière d’un artiste un traité de la méthode.
Le jeune adulte, c’est à la fois l’action et l’imagination. Et, comme la seconde va très loin, la première surenchérit pour préserver sa crédibilité. Artiste, il l’est aussi par son goût des liens inédits, ce en quoi il se différencie encore plus radicalement des générations précédentes. Il s’intéresse donc à ce qui lui est moins familier c’est un découvreur. Son univers n’est jamais clos ; il est susceptible de s’ouvrir sans cesse à des combinaisons inattendues.
